BOLOGNE - O.M (1-1)

Deux Pénaltys, une qualif et une finale mal-commencée !

En cette fin de printemps 1999, la France se remet à peine de sa victoire en finale de sa coupe du monde.

Les supporters Marseillais eux son euphoriques, l’O.M, leur Club, rentre pour la première fois depuis 1993 et les galères qui ont suivies, dans un dernier carré européen.

L’obstacle est de taille après le 0-0 du match aller et même si Bologne est plutôt une équipe de milieu de tableau du calcio en cette saison, il n’est jamais aisé de venir s’imposer en Italie.

LA DEMI N'EST PAS UN LONG FLEUVE TRANQUILLE !

Au jeu de la meilleure tactique, c’est finalement Rolland Courbis qui l’a emporté face à l’expérienté Carlo Mazzone. Un match qui s’annonçait, après le 0-0 du match aller, comme un affrontement entre le redoutable collectif italien et la fantasque attaque de stars des Marseillais. 

Collectif contre stars. Bologne entame un match réaliste : défense et milieu de terrain de fer. Devant : la tour nordique Andersson (1,93m), épaulé par le feu follet Giuseppe Signori, également chargé de bloquer le couloir droit à Frédéric Brando.

Courbis joue, lui, la prudence, préférant renforcer le centre en choisissant le «doyen» Bravo plutôt que Maurice.

A l’aller, les deux flèches avaient cruellement manqué de ballons. Dès le départ, l’OM répond aux injonctions de son entraîneur : maîtriser le ballon.

Mais les défenseurs latéraux souffrent. C’est un festin pour Fontolan et Binotto. A eux deux, ils collectionnent les coups francs. 

C’est d’ailleurs sur un coup de pied arrêté que Signori expédie délicieusement le ballon sur la tête d’Andersson, qui prolonge dans le dos pour Paramatti. Le capitaine bolonais pousse la sphère dans les buts de Porato.

UNE FIN DE MATCH HALLUCINANTE ET UN GACHIS !

Au retour des vestiaires, Marseille se présente avec quatre attaquants.

L’espace s’allonge. Et redonne de l’espace et de l’entrain aux attaquants. Sur coup franc d’Edson, Pirès oblige Antonioli à dégager des deux points.

Illico, le ballon retraverse le stade Dall’Ara et offre à Andersson l’occasion de creuser l’écart. En vain.

L’OM est bredouille, cafouille et cherche à accélérer le jeu, multipliant les ballons aériens.

Surtout, Porato veille au grain.

In fine, Marseille retrouve péniblement la direction du but bolonais via des combinaisons sur le côté gauche entre Edson et Camara, entré à la place de Dugarry.

La donne change dans le dernier quart d’heure de jeu.

Enfin, Courbis relève Bravo par Gouvernnec, qui manque, d’entrée, de trouver la faille.

Le coach italien vidange le moteur de son équipe en mettant sur le terrain deux nouveaux milieux de terrain offensif.

Mais Bologne finit par être pris par son propre jeu : en contre-pied, les défenseurs jouent le hors-jeu.

87e minute : sur un service de Gourvennec, Maurice se retrouve seul face à Antonioli, pousse un brin son ballon, mais le portier italien fait faute.

Blanc doit s’y reprendre à deux fois pour encaisser le butin. Porato sauve définitivement l’OM à deux minutes de la fin sur un utime tir de Signori.

Au sortir, les coups pleuvent entre joueurs à l’entrée des vestiaires.

La police devra intervenir. Marseille rencontrera Parme, qualifié au dépens de l’Atletico Madrid (2-1), le 12 mai à Moscou.

Mais peut-être que cette finale Marseille l’aura déjà perdue en sortant du terrain e Bologne et en cédant aux provocations ce qui amènera la suspension de titulaires. N’est-ce pas Duga ?

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