EA GUINGAMP - INTER MILAN (0-3)

Le 10 septembre 1996, en coupe UEFA, En Avant de Guingamp recevait l’Inter Milan. Un match historique pour les Rouge et Noir qui défient « une multinationale » dont l’effectif est composé de 8 nationalités. 

« A ce moment-là, on touche le très très haut niveau », glisse Coco Michel, ancien joueur et désormais entraîneur de l’équipe réserve.

LE GRAND INTER DE MILAN AU ROUDOUROU !

On vous parle d’un temps que les moins de vingt ans, ne peuvent pas connaître. 

Un temps où les fromages Rippoz s’affichaient fièrement sur le maillot guingampais. 

Une fin de XXe siècle où une coupe européenne pouvait, le plus sérieusement du monde, s’appeler « l’Intertoto ».

Une coupe Intertoto qu’En Avant avait alors remportée. 

Après des déplacements improbables de la Géorgie à la Russie, via un détour par la Serbie. Ce parcours avait propulsé les Rouge et Noir en 32e de finale de la coupe UEFA, l’ancêtre de la Ligue Europa. Et, magie du tirage au sort, le grand Inter Milan allait donc fouler la pelouse du Roudourou.

ON POUVAIT FAIRE 30 000 ENTREES !

Mais le stade de Roudourou ne fait pas le plein. Bien au contraire. Seulement 6.981 spectateurs sont présents dans les travées. La faute aux normes UEFA… Dans les colonnes de l’Echo, Aimé Dagorn, directeur administratif, clamait : « On pouvait faire 30.000 entrées. »

À l’époque, l’Inter est l’un des plus grands clubs d’Europe. 

Ses joueurs s’appellent Gianluca Pagliuca dans les buts, Javier Zanetti en défense, le Chilien Ivan Zamorano et le Français Youri Djorkaeff en attaque. Du lourd, du très lourd.

Pas de quoi pourtant impressionner les p’tits gars d’En Avant. Les Rouxel, Carnot, Coco Michel ou Nico Laspalles, sous les ordres du coach Francis Smerecki

LES GUINGAMPAIS AURAIENT MERITE MIEUX !

« Nous avions fait un bon match. On s’était créé beaucoup d’occasions mais les Italiens avaient été beaucoup plus réalistes », résume Nicolas Laspalles, ancien joueur d’En Avant (Ouest-France du 17 septembre 2014). « On n’avait pas peur de l’événement », abonde Stéphane Carnot (Ouest-France du 25 septembre 2013).

Même le technicien anglais Roy Hodgson, entraîneur de l’Inter à l’époque, reconnaissait que « ce 3 à 0 est flatteur pour nous. On le doit au bonhomme qui est là-haut dans le ciel ».

Le retour à San Siro

Un « bonhomme » qui ne fera pas de miracles au match retour, à San Siro.« Notre seule chance de gagner à Milan, c’est que le bonhomme qui est là-haut change de maillot », avait d’ailleurs repris Francis Smerecki.

Les Guingampais avaient malgré tout quitté l’aventure européenne sur un très honorable match nul, un but partout. Et des souvenirs inoubliables. Une page de l’histoire d’En Avant dont on parle encore aux fans rouge et noir de moins de vingt ans.

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