BORDEAUX - MILAN AC (3-0)

Second cru en Championnat. Grand cru Supérieur en Europe !

La Coupe d’Europe pour les Bordelais a commencé très tôt au cours de l’été 1995 !

Qualifié pour disputer la nouvelle coupe Intertoto, les bordelais se sont frottés en guise de préparation à des équipes suédoises, finlandaises, danoises, hollandaises sans oublier les allemands de l’Eintrach Francfort et de Kalsruhe !

Le soir du 22 Août 1995, Bordeaux a déjà joué 8 matchs de coupe d’Europe !

En championnat Bordeaux va lutter pour sa survie jusqu’au bout et se montre souvent laborieux.

Mais en coupe d’Europe, c’est une autre histoire : Skopje et Volgograd sont des formalités et Bordeaux inscrit le Bétis Seville à son tableau de chasse en 8éme de finale avec un but d’exception de Zinedine Zidane.

Le Tirage au sort des Quarts de Finale propulse  les Bordelais sur une autre planète : Ce sera le Milan A.C

Ce n’est plus le Milan des Van Basten, Gullit, Rijkard ! Mais il reste Baresi, Costacurta, Donadoni, Maldini et les Vieira, Desailly, Biaggio, Weah sont loin d’être des peintes ! Bordeaux est tombé sur un monstre du Football Européen.

Un Miracle Gernot Rohr ?

Au plan national, à la trêve, Bordeaux pointe déjà à la 16éme place du championnat et va toucher le fond dès le 1er tour de la coupe de France et une élimination par un Club de national le SC Toulon.

Javo Muslim, l’entraîneur des Girondins, fait les frais de ces mauvais résultats et il est remercié.

C’est une figure bien connue du club qui reprend l’équipe en mains : Gernot Rohr. Il a l’expérience du club mais aussi de l’Europe.

Bordeaux a besoin de se relancer. Y aura t-il un miracle Gernot Rohr ?

Les résultats ne sont pas plus brillants.

Lors de ces 5 premiers matchs avec ROHR aux commandes, Bordeaux ne remporte qu’un seul match, une victoire 3-1 sur les modestes havrais. 

Le 6ème match arrive après une défaite à Gerland face à l’OL et il s’agit d’un monstre européen le MILAN A.C à San Siro.

Les bordelais passent complètement à côté de leur match, l’enjeu, l’adversaire, le stade….et un match paradoxal de Gégèt HUARD qui sauve les meubles lors de ce naufrage mais qui par deux cagades fait définitivement chavirer le bateau bordelais. 

Sur le 1er Gégét se déchire sur une frappe trop écrasée et sur le second il anticipe trop le coup franc de Roberto BAGGIO. 

Vous aller peut être me trouver dur sur la responsabilité d’HUARD sur le coup franc mais 5 minutes avant le coup franc décisif de l’ancien ballon d’or il avait fait une parade exceptionnelle sur un premier coup franc de Baggio. 

Les girondins repartent avec une défaite qui les éliminent quasiment au regard des statisitiques.
 
Le match retour, les bordelais, joueurs et supporters savent qu’il faudra tenter le tout pour le tout pour réaliser l’impossible !

TOUT DONNER POUR NE RIEN REGRETTER

Lescure a sorti ses apparats des grands matchs : 35.000 spectateurs, de la ferveur, l’espoir de retourner une situation impensable.

Ahmet çahkar, l’Arbitre Turque de la rencontre, siffle le début du match.

Dès l’entame les joueurs Bordelais mordent dans le ballon et surprennent les Milanais. 

Les Milanais, par l’intermédiaire de Weah, ont une occasion unique de tuer le match mais sa tentative finira dans le petit filet de Huard.

Le boulet n’est pas passé loin.

À la quatorzième minute, à la suite d’une transversale de Richard Witschge, Bixente Lizarazu, capitaine des Girondins récupère le ballon, efface Alessandro Costacurta pour offrir le premier but à Didier Tholot  seul au deuxième poteau.

Witschge et Lizarazu ont fait beaucoup de mal aux Italiens. Le premier en ne lâchant rien et le second avec ses aller-retours incessants !

Les Bordelais ont fait la moitié de leur retard avant de rentrer aux vestiaires !

Les Bordelais empêchent avec une grosse présence physique les Milanais de déployer leur jeu. Ce n’est qu’à l’occasion de grosses erreurs Girondines que les Lombards arrivent à se créer des occasions. 

C’est le cas pour Di Canio (remplaçant de Baggio à la pause) en tout début de deuxième mi-temps. Dans la foulée, Maldini crée le danger sur corner mais le score ne bouge pas. 

Le début de la 2e mi-temps est difficile avec un Milan qui accentue la pression et utilise les côtés. Donadoni apparaît enfin, tandis que Panucci s’autorise quelques montées à l’opposée pour soutenir Vieira.

Bordeaux joue aussi un cran plus haut car il y a un deuxième but à aller chercher. 

Lucas est moins collé à sa défense et le 4-4-2 en losange que l’on voyait en fin de première mi-temps tente désormais de bloquer le milieu milanais. 

Question d’équilibre oblige, ce sont les latéraux qui jouent moins haut afin de gérer la paire Di Canio-Weah, ce qui peut expliquer pourquoi les Milanais passent plus par les côtés (Donadoni, Panucci…).

Le rythme imposé dans cette partie dissimule l’aspect tactique du combat entre les deux entraîneurs.

Malgré une superbe action collective pour décaler Dugarry (54e), ce début de deuxième mi-temps est très fermé. Les deux équipes se neutralisent : Milan ne parvient pas à créer le danger tandis que Bordeaux a du mal à remettre le jeu dans le camp adverse. 

L’équipe doit se contenter des coups de pied arrêtés obtenus par Dugarry ou Tholot. C’est justement sur l’un d’entre eux qu’ils Girondins reviennent au score au cumul des deux matchs (64e).

On entre alors dans le money-time de la partie. En l’espace de quelques minutes, Gaëtan Huard sauve les siens face à Weah après une erreur d’appréciation de Dogon (68e). Bordeaux fait bloc après cette alerte et c’est en contre que l’équipe française fait la différence grâce à un raid de Zinedine Zidane qui sert Dugarry (3-0, 70e).

Il reste désormais 20 minutes de jeu et Bordeaux doit tenir. L’équipe recule alors que le Milan AC allonge de plus en plus afin de mettre la pression sur les buts de Huard. 

Les coups de pied arrêtés se multiplient mais la défense ne cède pas… et les autres sont là pour batailler sur les deuxièmes ballons.

A défaut de pouvoir ressortir en contre (Dugarry et Tholot ont beaucoup donné), l’exploit est là.

 

Bordeaux chavire dans le bonheur et poursuivra son superbe parcours en coupe d’Europe. Nous aurons l’occasion d’y revenir.

Milan remportera le Scudetto 95-96 mais pour beaucoup cette défaite en aquitaine marque le début de l’affaissement du grand Milan qui tel l’Empire Romain trouvait toujours à se convaincre qu’il était toujours le plus fort !

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