FC PARME - LOSC (0-2)

Après trois années passées en Ligue 2, le LOSC fait un retour tonitruant dans l’élite en accédant dès la première année aux barrages de la Ligue des Champions.

De leur côté, en 2001, les Parmesans sont encore auréolé de leur parcours triomphant de 1999, année qui a vu le Club remporter trois trophées majeurs : La coupe d’Italie, la supercoupe d’Italie et la Coupe de l’Uefa devant….L’Olympique de Marseille !

La confrontation se doit d’être une formalité pour les Italiens…

BIENVENUE EN COUPE D'EUROPE !

A l’instar des joueurs, l’armada Parmesane impressionne : Nakata, Di Vaio, Cannavaro, Lammouchi, Frey,  Djetou…ils seront présents !

Les Dogues, Wimbée notamment se rappelle de l’accueil du club Lombard : ” Notre terrain d’entraînement était un vieux stade de Rugby qui n’était même pas tondu !”

D’autres se rappellent de l’attitude hautaine des italiens même au moment des poignées de mains et du stade moyennement rempli !

En effet, Ennio Tardini sonne creux ce soir-là. À peine 15 000 personnes garnissent les travées de l’enceinte qui peut en accueillir plus du double. Pour les Parmesans, Lille est une formalité. 

Oui mais voilà, aux manettes du LOSC, c’est coach Vahid. Le Bosnien a passé au crible les faiblesses des Italiens et a un plan bien précis pour faire tomber la bande à Cannavaro. Le stratagème de l’ancien buteur de Nantes et du PSG se déroule en trois points. Primo, Vahid sait que ce match arrive en pleine préparation physique pour les Transalpins.

« Il nous avait prévenus qu’ils étaient dans les deux premières semaines de préparation et qu’ils avaient des charges énormes de travail, dures à évacuer, rappelle Johnny Ecker. Alors on se disait “Pourquoi pas ?” »

Secundo, mettre sur pied un 3-5-2 inédit, « alors qu’on n’avait jamais joué dans ce système » , se rappelle Greg Wimbée. « C’était pour qu’on puisse être en surnombre au milieu, attaquer par les côtés pour les faire courir et défendre à 5 quand on était en difficulté » , détaille Ecker qui insiste sur les qualités de « fin tacticien » de Vahid.

Tertio, retourner le cerveau de ses gars : « Vahid a su nous faire croire, nous persuader même, qu’on avait nos chances » , explique l’ancien portier lillois. « C’est un match qu’on avait abordé avec sérieux et respect même si évidemment, dans ce genre de confrontation, on peut inconsciemment se dire que sans forcer, ça suffirait peut-être  » , concède Lamouchi, à l’époque parmesan.

De fait, les Italiens tiennent mieux le ballon, mais n’arrivent pas à percer la muraille lilloise. À la mi-temps, les deux équipes se quittent sur un 0-0.

 

Laisse la moi, C'EST MA SEULE CHANCE DE JOUER EN ITALIE !

C’est dès le retour des vestiaires que les choses s’animent rapidement. Sur son côté gauche, Christophe Landrin adresse un centre totalement dévissé qui lobe Sébastien Frey. 

On joue depuis deux minutes en deuxième mi-temps, Parme, menée,  ne rigole plus.

 Le plan de Vahid fonctionne à merveille. 

Ce sont les Lillois qui font le jeu au cours de ce second acte. 

A la 80e minute, l’arbitre siffle une faute à 30 mètres des cages de Sébastien Frey. 

Le maître à jouer nordiste, Bruno Cheyrou, s’apprête à le jouer vite pour décaler Christophe Landrin sur l’aile gauche.

 « Non, laisse Bruno, c’est ma seule chance de signer en Italie la saison prochaine. » lui lance Johnny Ecker !

Qui voilà ? Johnny Ecker, qui a vu de la lumière et qui a décidé d’entrer dans le panthéon de l’histoire du LOSC. 

«  Je lui ai dit ça en me marrant et il m’a dit “ok”. » 

Derrière, on est plutôt partagé. « Quand j’ai vu que Johnny Ecker voulait frapper direct, j’étais pessimiste. 

En plus, on savait qu’on n’aurait pas trop d’opportunités pour les inquiéter, donc je pensais que c’était bête de gaspiller en frappant à trente mètres » , reconnaît Pascal Cygan, visionnaire. À l’inverse, depuis ses cages, Greg y croit, lui : « J’avais une confiance énorme en Johnny. » 

Décalé par Cheyrou, Ecker ne fait pas dans la dentelle : « Je l’avoue, j’ai tiré comme un bourrin. » 

« D’où je suis, je vois bien la trajectoire et de suite, je vois que le gardien est surpris et que ça va dedans » , se souvient Wimbée. « J’ai tout de suite senti qu’elle était bien partie » , ajoute Ecker. Bingo, face à la puissance de la frappe, Sébastien Frey doit s’incliner et Lille l’emporte 2-0.

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